audrey guerrini
...un jour comme les autres?

Depuis quelques temps, en France, le gouvernement discute et voudrait faire voter une loi pour faire du dimanche un jour comme les autres afin de pouvoir ouvrir les centres commerciaux et autres boutiques, et permettre ainsi aux salariés de "gagner plus". La société s'est emparée du débat et chacun y va de ses questions, de ses interrogations et de ses peurs face aux changements que cela risque d'engendrer. Le dimanche ne serra donc plus cette journée où les repas en famille durent des heures, où les amoureux traînent au lit, où les sportifs transpirent en se prenant pour leur idole...?

Le collectif de photographes, emulsion, vous rapporte quatre instants dominicaux diverses. Chaque membre a observé une "possibilité de dimanche" particulière et l'a envisagé comme un sujet à part entière. A la plage, seul, au boulot, ou en famille, mis côte à côte, ces photographies donnent un aperçu de la société française ce jour pas comme les autres.
Pour voir le sujet dans sa globalité c'est ici !

 

C’est décidé, le dimanche moi j’irai à l’église, pour voir Christian.

Christian travaille à l’université du Mirail, il est agent d’entretien et se rend chaque jour sur son lieu de travail depuis 30 ans, en stop. 10 kms.
Je le vois souvent sur le bord de la route, mais il n’a plus besoin de tendre le pouce, c’est une figure emblématique.
Alors, il ne marche jamais très longtemps, car comme il dit ‘'il y a toujours un con pour s’arrêter !’’

Le dimanche il ne travaille pas.
Il vit dans le presbytère de Goyrans, notre beau village, là haut. Il y est né. Les souvenirs de son enfance lui reviennent souvent,
avec ses frères et sœurs, ils aidaient souvent leur mère Dominika à sonner les cloches de l’église, elle était carillonneuse.
Aujourd’hui c’est automatique, plus besoin de grimper sur une échelle pour tirer sur la corde.

Je l’avais pris en stop, il m’intriguait.
J’ai fait le tour de l’église plusieurs fois avant d’oser pénétrer dans le jardin de Christian.
La rencontre pris quelques dimanches, sur le pallier de la maison, puis la confiance installée il m’invita à rentrer.
Je pouvais alors me rapprocher de son univers intime et le juxtaposer au personnage.

01_a.jpg
02_a.jpg
03_a.jpg
04_a.jpg
05_a.jpg
06_a.jpg
07_a.jpg
08_a.jpg
09_a.jpg
10_a.jpg
 
                                                                                                                                                                                                                                   

 
< Précédent   Suivant >